Laissez-moi être une maman bienveillante !

Le concept d’éducation bienveillante, dite aussi positive ne vous est sûrement pas inconnu. De plus en plus utilisé par les parents, il s’agit d’un mode d’éducation où l’on accorde une grande importance à l’accompagnement des émotions de notre enfant. L’objectif c’est qu’il puisse s’épanouir en étant lui même plutôt qu’en étant ce que l’on attend de lui. Sympa comme principe non ? C’est naturellement comme ça que j’élève mon fils, et si aujourd’hui j’ai envie de vous écrire c’est pour vous dire en toute franchise où j’en suis plus de 3 ans après.

Décide-t-on de devenir un parent bienveillant ?

Oui et non. Il y a une grand part d’instinct et de naturel. Naturellement je n’aime pas le conflit, naturellement je préfère la discussion à l’opposition et plus que tout naturellement je suis très mal à l’aise dans les cris et encore pire, avec la violence (alors ça il ne faut même pas m’en parler). Alors quand j’ai découvert le livre d’Isabelle Fiollozat sur les émotions de l’enfant, il m’a tout de suite parlé. Je pense que l’on se souvient tous de certains moments de désespoir face à nos parents qui ne comprenaient pas ce que nous ressentions lorsque nous étions nous-même des enfants. Il faut à mon sens toujours faire de son mieux pour se souvenir de cet enfant que nous avons été et l’écouter pour apprendre à bien écouter aujourd’hui notre enfant à nous.

Crédits photo : Popz Photographie

Et si je vous dit qu’au quotidien, surtout en société, c’est compliqué ?

Je ne m’oppose pas à mon fils. Je ne lui crie pas dessus quand il essaie d’imposer son point de vue. Je ne le punie que très rarement (s’il lui arrive de taper principalement). Je ne cherche pas le rapport de force avec lui. Je ne veux pas m’imposer en tant qu’adulte face à un enfant. Je ne crois pas en la célèbre phrase « C’est moi l’adulte donc j’ai raison et tu obéis !« . Pire, et c’est le plus dur en société, je ne suis pas autoritaire, c’est volontaire et assumé et surtout je n’ai pas l’intention de changer.

« Quoi ?! Et comment tu comptes éduquer sans autorité ?! » ou encore « Tu lui cèdes trop, laisse le pleurer ! »

Non, c’est mort, hors de question. Je ne l’ai JAMAIS laissé pleurer car mon cœur de maman déteste tout simplement ça. Qui aime pleurer sans être consolé ? Ce n’est pas parce que l’on console que l’on approuve une crise. On l’accompagne, on accompagne l’émotion et ensuite on discute pour comprendre. Et s’il est trop petit pour discuter, je décris et j’explique, tout simplement. Parce que oui un enfant a le droit d’être en colère, le droit d’être fatigué, le droit de grogner et même le droit d’être pénible et de faire des bêtises.

Et vous n’imaginez pas comme j’en ai marre des regards en biais, souvent désapprobateurs, de ceux qui ne disent rien mais n’en pensent pas moins et les pires ceux qui ne sont pas encore parents et qui t’expliquent comment eux feraient ou feront plus tard. C’est si compliqué de se dire que chaque enfant est unique, qu’il n’y a donc pas UNE bonne façon de faire ? Pour moi, les cris, la soumission, la punition et pire la fessée ou toute autre forme de violence c’est un adulte qui est faible, pas un adulte qui est fort. Et tout ce que l’enfant va apprendre c’est que lorsque l’on se sent faible il faut rentrer dans l’agressivité ou bien agir non pas pour ce que l’on pense mais pour ce que l’on craint des autres.

Je m’explique. Un enfant ne range pas sa chambre. Cela fait fois qu’on lui demande et non, il est là à jouer comme s’il était sourd. Il se moque de nous clairement. Allez hop ça suffit, un bon cri dans les oreilles avec en prime une dévalorisation « MAIS C’EST PAS POSSIBLE D’ÊTRE AUSSI CHIANT JE T’AI DIT DE RANGER TA CHAMBRE ET VITE SINON C’EST LA FESSÉE !! ». Avouez, finalement ce genre de comportement ne vous choque pas tellement. Après tout si ça fait fois qu’on lui demande c’est normal de s’énerver. C’est de sa faute à cet enfant, il ne nous laisse pas le choix.

Et bien moi, ça me choque

Pourquoi ? Déjà parce que l’enfant copie ce qu’il voit. Donc s’il vous voit crier et perdre votre sang froid, il le fera aussi plus facilement en retour. On rentre vite dans un cercle infini. Ensuite, avant 4 ou 5 ans (je ne sais plus), l’enfant ne sait pas ranger tout seul. Il n’a pas la capacité de concentration assez développée encore. Le faire avec lui dès le premier coup et transformer cette contrainte en moment à deux a plusieurs avantages : ça va plus vite et l’enfant prendra plaisir à le faire, donc dans sa vie d’adulte il a plus de chances de vivre le fait de ranger comme quelque chose de positif. Et la menace de la fessée : c’est quoi le but ? Qu’il range parce qu’il comprend que c’est valorisant d’avoir une chambre rangée, d’y avoir contribué et donc d’en comprendre l’intérêt ou bien de le faire par crainte des représailles sans avoir bien compris pourquoi il doit le faire ? Vous aimez que l’on vous frappe vous ? Vous trouveriez ça normal un chef qui vous dit « Finis ce dossier avant 17h sinon je te mets une claque ! » Non ? Et bien un enfant c’est pareil.

Et pourtant souvent, la 2ème solution est la moins bien vue

Parce que moi, par exemple, quand j’aide mon fils à ranger, quand je lui parle, quand je mets du temps à comprendre avec lui ce qu’il ressent en cas de crise, ben c’est mal vu. Je suis trop conciliante, trop sympa avec lui, pas assez sévère, je fais trop pour lui « il faut qu’il comprenne!« . Qu’il comprenne quoi les gars ? Qu’il ne peut compter que sur lui ? Que dans la vie on va lui donner des ordres qu’il va devoir exécuter sans réfléchir à leur pertinence ? Ben non. Et je vous emmerde. Moi la seule chose que je veux qu’il comprenne c’est qui il est, qui il veut être et surtout que peu importe, je serai toujours à ses côtés et qu’il pourra toujours compter sur le soutien de sa maman. Voilà. Bisous

PS : J’exagère volontairement les traits et les faits dans cet article. C’est d’ailleurs un nouveau format. Un peu plus moi, avec moins de filtres et plus d’authenticité. Dites moi ce que vous en pensez. Et surtout en tant que parent : croyez en vous-même. Ce n’est pas facile tous les jours. Moi aussi je craque parfois, j’ai les nerfs, les larmes aux yeux. Je ne suis pas parfaite, moi aussi parfois j’ai envie d’envoyer mon fils bouler, lui crier de me foutre la paix. Mais à quoi ça servirait sinon à vider mon sac quelques secondes pour vivre une crises de plusieurs minutes ensuite avec le risque de mettre mon enfant mal un moment ? Si ça ne va vraiment pas, je lui dis en toute honnêteté comment je me sens et que là je vais m’isoler quelques minutes dans ma chambre pour récupérer mes esprits. Et ça marche.

Good Luck les parents

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s