Réduire ses déchets et consommer mieux : petit à petit les habitudes changent et font leur nid

PARTIE 1 – OUVRIR LES YEUX

Si on fait un voyage dans le passé, disons avant que je sois maman, réduction des déchets, vigilance pour la planète et tout ce qui va avec c’était pour moi un loisir de bobo (comprenez écolo fortuné). C’est souvent le stigmate et pourtant aujourd’hui, je trouve que je n’ai rien d’une bobo et pourtant mes habitudes de consommation ont vraiment changé ! Mais que s’est-il passé ?

Je suis devenue maman déjà. Et comme on le sait, ça tue l’égoïsme (en tout cas la plupart du temps) et on commence à s’intéresser plus intensément à la planète de nos enfants. Et là, quand on ouvre les yeux : mon dieu, horreur, effroi ! Tout ça était là avant : ces mégots sur le sol, ces bouteilles en plastiques le long des routes, ces emballages à foison et ces produits alimentaires bourrés de substances toxiques. Oui c’était là avant et on ne voyait rien…Parce que c’est plus simple de fermer les yeux, probablement, préférer ne pas savoir à quel affreux complot pour tuer notre propre planète on participe.

« On n’hérite pas de la terre de nos ancêtres, on l’emprunte à nos enfants » St Exupéry

Une belle citation qui pousse à réfléchir. Pour moi, tout a commencé lorsque j’étais enceinte et que j’ai commencé à m’intéresser à la composition de ce qui allait être en contact avec mon bébé. Lorsqu’il est né je l’ai allaité et forcément j’ai commencé à regarder de plus près ce que je consommais puisqu’il allait le consommer aussi. La prise de conscience était à ses débuts, je commençais à ouvrir les yeux.

Pourquoi autant de sel, d’additifs, de substances signalées comme cancérigènes, de substances toxiques, de déchets non recyclable qui mettront au moins 5 générations après nous à se détériorer ? Comment en est-on arrivé là et comment pouvons-nous continuer quand on voit clairement de nos yeux que nos saisons bug et que les espèces animales disparaissent à petits feux ? Pourquoi la plupart des gens semblent trouver ça normal et ne changent pas leurs habitudes ? Souvent parce qu’ils attendent qu’on les y oblige. Sauf que les grosses sociétés aujourd’hui participent aux grandes décisions de nos vies. Parce que mettre les yaourts par 8 dans des cartons qui ne servent absolument à rien car aussitôt achetés vont être jetés, pousser à la surconsommation avec des promos « 3 lots achetés, un de gratuit », mais putain on n’en a pas besoin ! Qui peut manger 3×24 Danettes en 3 semaines à part une famille (très) nombreuse ? Qui plus est pour consommer du sucre transformé à forte dose, un aliment avec une valeur nutritive si faible ?

Dans un livre pour enfant que je lis en ce moment à mon fils sur un petit bonhomme qui cherche quoi manger, il y a une phrase très vraie lorsqu’on lui propose de manger des produits de régime :

« Autant manger une purée de vent ou une soupe de pluie ! »

C’est exactement ce que l’on vous propose dans la plupart des produits industriels bourrés de sucre, conservateurs et autres horreurs. Et encore, la purée de vent sera moins nocive pour vous et vos enfants.

Toutes mes habitudes ont commencé à s’intensifier lorsqu’à la fin de l’allaitement il s’est avéré que mon fils ne supportait pas bien le lait « traditionnel » et que la gastro-pédiatre que le suivait m’a dirigée vers du lait « facile à digérer » et m’a fortement déconseillé les yaourts pour enfants type Petits-Filous mais plutôt les yaourts les plus naturels possibles.

Pourquoi les yaourts pour enfants existent si les professionnels les déconseille ?

La réponse est la même pour les produits de régime et toute jolie création culinaire : l’argent. C’est le marketing qui créé un produit, qui fait en sorte que vous en ayez envie et qui, avec la magie des ingrédients mauvais pour la santé, donne pile le goût qu’il faut pour vous rendre accroc. On ajoute à cela un packaging coloré, des bonhommes qui parlent aux enfants et le tour est joué.

C’est génial tout ça mais du coup on mange quoi ?

Cela va peut-être vous surprendre mais ma première réponse est : pas forcément du bio. Parce que le label ne garantit pas l’absence d’usage de pesticides et ne garantit pas l’absence de substances controversées. Pour les personnes qui s’intéresse à une meilleure consommation depuis peu, vous pouvez vous appuyer sur l’application Yuka bien que je ne la recommande pas vraiment. En effet, le pouvoir des grosses entreprises est fort, y compris pour Yuka qui subit de fortes pressions pour changer certaines notes pour certains produits ou qui note mal de bons produits car l’algorithme contient des erreurs en particulier en qualifiant certains produits comme contenant des nano-particules alors que ce n’est pas le cas.

Essayez de prendre des produits qui soient le plus possible de base comme le fromage blanc, les yaourts nature par exemple. Non seulement vous pouvez y ajouter ce que vous souhaitez dedans : sucre non transformé (existe au rayon sucre, à côté du blanc en général), sucre roux (si vous ne trouvez pas) ou encore sirop d’agave ou sirop d’érable. Vous pouvez aussi mettre de la confiture, du miel, du caramel, bref le choix est large et souvent les enfants sont ravis !

Côtés fruits et légumes et viandes : évitez de les acheter en supermarché. Ils saignent nos agriculteurs, certains n’hésitant pas à mentir en indiquant que c’est plus cher pour un juste prix producteur alors que c’est complètement faux (et ça me révolte). Si vous en avez la possibilité, privilégiez les achats en direct. Par exemple en région nantaise il existe plusieurs fermes comme La Ferme de la Chasseloire ou des regroupements d’agriculteurs comme « Les Fermiers du Coin » route de Vannes. C’est souvent moins cher en plus pour des produits de meilleure qualité et des agriculteurs mieux rémunérés parce que la grande distribution ne s’est pas fait une marge de cochon sur leur dos (en général c’est 50 à 70% du prix du produit qui est pour le supermarché… on fait vite des économies en direct !).

Côté céréales et autres produits, vous avez de plus en plus d’épiceries en vrac qui ouvrent leur porte. Les bocaux c’est jolie et en plus c’est bon pour votre consommation et la planète ! Par exemple à St Herblain vous avez le Cellier d’Hélène, à Nantes et un peu partout en France vous avez Day by Day : vous payez au kilo ce dont vous avez besoin et en plus il y a une large gamme !

Alors oui, aller au supermarché c’est plus simple : tout est au même endroit, on prend ce qu’on aime, on ne réfléchit pas forcément, on paye, on jette nos emballages quand on range nos produits chez nous, on consomme, on jette encore l’emballage et voilà. Est-ce que vous jetez vos mégots dans votre salon ? J’en doute et pourtant consommer comme ça s’y apparente un peu. Faire attention cela demande certes certains efforts, mais est-il plus agréable de vivre dans un salon propre ou bien dans un salon sale ? La planète c’est pareil. Et j’ai encore plein de conseils dans des prochains articles, notamment concernant justement les produits d’entretien de la maison. Si je vous disais que les faire soi-même c’est rapide, facile et très économique ? Et oui, c’est aussi efficace ! Partant pour tenter l’aventure ?

J’espère que cet article, long je le concède, vous aura plu. Il y a tellement de choses à dire sur le sujet, tellement d’idées reçues à corriger pour faire en sorte qu’on s’y mette tous un peu parce que sinon les choses ne vont pas changer toutes seules ou en comptant sur les autres.

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